Poésie surréaliste NotesMat15

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Bedroom with record player, vinyl records, and walls covered in music posters

Voyage psychédélique

« J’ai souvent eu conscience de l’existence d’une quatrième dimension, en rêve, et cela, de façon affective, intuitive, mais je n’ai jamais été capable de me souvenir, une fois éveillée, des splendeurs occultes qui m’avaient été brièvement révélées.
« Avec votre assistance, pourtant, je crois que je vais pouvoir les retrouver. Vous allez noter tout ce que je dirai quand je serai sous l’influence de la drogue.
« Je connais les propriétés de cette drogue. Je sais précisément comment elle affecte la bête humaine et je connais ses dangers. Le risque ne réside pas dans l’absorption de la drogue. La seule crainte que j’éprouve est de m’égarer dans le temps. »

Il y avait des affichettes des Pixies et des Clash sur les murs du quatrième étage où l’on pouvait voir des créatures dociles et décérébrées magouiller, plongées dans une quasi-obscurité.
Et là, dans son appartement situé au sommet de cette grande tour d’immeuble, tandis que la basse de son enceinte décuplait à fond Johnny Cash, Chuck Berry, ou même Bo Diddley, Cindy hululait à tue-tête et l’on sentait bien que longtemps avant son voyage d’une nuit et d’un jour entier elle était prédéterminée à s’impliquer personnellement en débutant un plan drogue… À travers la Transylvanie mystérieuse et secrète, « non pas qu’elle ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand on commence, la tendance étant de repousser toutes limites » sa détermination pour sonder son Esprit siphonnait déjà son cerveau.
Ce genre de projets psychédéliques étaient habituellement suivie de cabrioles avec son paréo, malgré ce soir où tout bascula brutalement dans le paranormal : il devait être trois heures du matin dans le wagon. Et c’était déjà fini. Pendant un instant j’avais pu croire que rien n’avait existé. Sans bien savoir pendant combien de temps.
La moitié des voyageurs, paniqués, pleurait et ça s’entendait. De manière parfaitement hypothétique, je concevais que leurs pleurs et leurs angoisses avaient peut-être pour origine la sauvagerie de ce sortilège malfaisant. Un sort qui avait non seulement exhalé entre leurs entre-jambes une étrange odeur de lamproie avariée, et qui s’étaient suturées, telle une excision pour les femmes mais aussi telle une piètre ablation de leur organe sexuel pour les hommes…