« On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait. »
« Il y a une différence entre connaître le chemin et arpenter le chemin. »
Morpheus dans Matrix.
Sur l’écran, des images de formations glaciaires se chevauchaient avec un revival d’ornithologistes, on était pourtant loin de retrouver un peu de notre ancienne vie, digne d’un millésime mais qui n’aurait été vécue qu’en percevant des cris déchirants tout au long de notre existence spectrale.
Bien que le théâtre de rue et le cinéma underground soient possédés par le fanatisme et de ce qui pourrait exister de l’autre côté de la vie, par la porte d’entrée restée ouverte, on entendait au-dehors – comme si c’était à 1000 kilomètres de là, avait écrit le concierge – les voisins crier et les enfants déguisés hurler.
Ou quelque chose ressemblant à du brouhaha… mais, à première vue, ce qui s’était aligné dans mes tableurs Excel auparavant c’était d’abord le nombre de ces grands blizzards qui s’immatérialisaient et que seule l’ombre des clous rouillés et apparents de nos foyers misérables faisait chuter. Des nouvellistes de l’ancien empire russe auraient pu se défouler en décrivant au-delà de l’imaginable la meule de l’assommoir et de la neige et du froid broyant nos familles nécessiteuses prises dans l’entonnoir de la misère la plus réductrice…
