Poésie surréaliste NotesMat15

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Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure

J’inventais des ecchymoses d’éther pour ces machines hertziennes en attendant que le ciel s’incline et, pour les instrumentaliser, les silences, entre leurs cordes qui ne parlaient que la nuit, gribouillaient des dessins de nerfs optiques ; leurs nerfs optiques que j’avais percé de leur membrane quand elle me parlait la nuit…

Elle avait faim de porosité élastique, elle avait fait de la réalité une membrane, une simple mais convergente membrane que ces machines, en leurs capharnaüms corrompus, égrenaient comme leur signe, leurs mots de passe ; ces machines incontrôlables, ingérables, et pour tout dire fantomatiques… leurs lamentations référentielles en déséquilibraient plus d’un.

Et qui avaient cessé d’endormir l’arborescence de ces grands arbres généalogiques mais ce n’était jamais que de la mémoire, pas tout à fait perdue, pas tout à fait acquise ; de la mémoire qu’elles évidaient de sa matrice afin de nous transmettre à la prochaine détonation, au prochain crack, la consigne à respecter.
Parce que même les grands arbres
ne peuvent pas faire d’ombre aux précieuses mémoires.