Poésie surréaliste NotesMat15

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De time capsule en hashtag hasardeux, la piste Scoff…

Sur l’écran : des listes de fantasmes fermement liées chevilles aux corps subdivisant mon cerveau en divers bafouillages. Et que la piste Scoff annônait en latin. Par quels prodigieux phénomènes tout cela avait-il commencé ? On ne savait pas vraiment ; ce qui était sûr c’était l’entrain impérial que la piste Scoff, sans jamais tomber dans l’évanescence, apportait à cet ordinateur ultra-sophistiqué… Peut-être trop sophistiqué d’ailleurs.


Ensuite, toujours sur l’écran : le chemin de tous les fichiers, polluant les irréalisables projets de ces listes de fantasmes, était baigné dans une solution amniotique ; solution qui, par d’autres stratagèmes, réanimait le chanteur de la piste Scoff sous une lumière tamisée. Et de parallélogrammes désagrégés en trombes d’eau s’abattant soudain sur la poésie éclatante des sillons permettant de lire cette chanson grunge, les disques durs tournaient, croisaient les contenus des presses-papiers à mesure qu’ils s’évanouissaient et avaient fait succéder à la manière d’un kaléidoscope d’abord les rageuses imaginations de la rock star puis les scènes cendreuses et désolées de ses concerts… au train où ça allait, tout ce tintouin – Nirvana étant le rythme, la palpitation, les pieds actionnant un orgue ou l’hélice soufflant interminablement un vent hivernal – la piste Scoff perdait par moment sa réputation presque syllabique pour d’autres interprétations qui remontaient à contre-courant du fond des âges.

Ainsi, entourée d’anguilles noires et luisantes, puis découpée et balayée par le faisceau de nos lampes de poche, sciemment, la piste Scoff synthétisait dans l’obscurité la guitare désaccordée de Kurt Cobain. Sa coloration singulière abattait à la fois négativement et positivement nos lourdes pensées. L’affaire était à suivre…