Le secret est une drogue puissante.
Ça faisait un bail qu’à l’abbaye d’Orval, la parjure des roués, qui avaient été lynchés, avait succédée au cumul des mandats de ce bizarre Théophile Gautier.
Un dessin inabouti des bouges les plus glauques, bien qu’assez tape-à-l’œil, montrait ce cabotin en train de tourmenter les mendiantes rousses dans ces bas-fonds… De blanches filles aux cheveux roux dont les robes par leurs trous laissaient voir la pauvreté, mais aussi la beauté.
Arrivant à point nommé, les ténèbres violaçaient les décoctions aussi étranges que déconcertantes de Théophile Gautier et qui étaient même capables d’émasculer les plus inlassables démons. Et son cercle intime de fidèles s’inclinait devant lui pendant cette nuit noire, et jusqu’à cette rouge aurore, que cette bande de nécrophages associait non pas à une noirceur quelconque mais à Belzébuth. Se fiant uniquement à leurs cyanures et à leurs spectres, pour l’instant inanimés mais d’une solidité à toute épreuve, ils créaient pour eux, en même temps qu’ils les ranimaient au fur et à mesure, une place de choix pour leur hégémonie sur ce monde en ruines.
Cependant, ce qui allait précipiter leur perte, et les faire échouer par rapport à leurs plans machiavéliques, c’était que leur principal atout, leur application, quoique moyenâgeuse et classiquement appelée AngelOfDeath® allait occasionner un flot incessant et impromptu de publicités sur les écrans, rendant inapte son usage non seulement par les déments craintifs hantant encore les lieux, mais aussi les libertins du coin, leurs clients les plus agités. De plus un déluge de notifications idéalisait exclusivement ce que les yeux visionnaires, des yeux de fièvre et d’une ardeur effrayante, allumés comme des fanaux dans leurs orbites caverneuses, dévoyaient comme actes délictueux…
Car, de façon unique, lors de leur jacquerie, pouvant s’imputer à tout ce que cette cabale avait galvaudé, les résistants se risquaient maintenant à connecter leurs téléphones portables leurs ordinateurs sophistiqués sur un serveur dont le code dissimulait leur géolocalisation. Leur présence devenant fantomatique et surtout invisible sur le spectrographe de ces chiens de la casse, vils et désormais sur les nerfs.
L’arrière-plan de l’application rougissant, tandis que les mouches bourdonnaient sur le haut-de-forme de Gautier, il ne tarda pas à blasphémer les non-dits qui abondaient quand il tenta d’usurper son identité par un pseudo dont l’affabilité, cette fois-ci, suggérait qu’il était un puritain convaincu et par une adresse IP pourtant masquée. Frôlant une bouteille de syrah en manquant presque de la renverser, comme il devenait de plus en plus appréhensif, il admira, pour se calmer, les bijoux, qu’on croyait perdus, d’une antique Palmyre… Il se servit une lichette, mal à l’aise, nerveux, et s’acquitta de son abonnement à AngelOfDeath® bien qu’il en soit à l’origine son créateur…
Avant que d’atroces imagination d’insectes et d’infusoires soit commissionnées pour qu’un feu entièrement de fétu démarre, il s’affaissa et s’épata dans une immense chaise ; trônant comme un sphinx incompris il tenta de solutionner cette pierre d’achoppement, projetant même une virée dans le secteur de ces gens au teint laiteux.
Cependant, ce qui allait précipiter leur perte, et les faire échouer par rapport à leurs plans machiavéliques, c’était que leur principal atout, leur application quoique moyenâgeuse et classiquement appelée AngelOfDeath® allait occasionner un flot incessant de publicités, rendant inapte son usage non seulement les déments craintifs hantant encore les lieux, mais aussi les libertins du coin, leurs clients les plus agités.
Dans la jonchère des ordures qui tramait, couchée en ses longs voiles, le vent baisant le seigneur des moissons, il conjura ce qu’ils prodiguaient comme réseaux d’interconnexion – heureux et coi et emporté par son dithyrambe qui promouvait l’amorphe vacuité qu’il entendait vagir sans aucun je-m’en-foutiste en quoi ce soit.
