Poésie surréaliste NotesMat15

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Busy city street at evening with cars, people, and illuminated buildings

La matrice d’Alfred Hitchcock

Première partie : une légende urbaine où l’on apprendra qu’à l’aide de modifications génétiques des ornithologistes d’un genre singulier ont réussi à insuffler un souffle de vie à de curieux oiseaux datant de plusieurs millénaires. Mais aussi sur le parcours de l’un de ces hackers réamorçant, en glanant ce qu’on peut trouver comme informations sur Morpheus, ce soulèvement contre les machines annihilant tous espoirs de sortir de la matrice ! Dans le but de livrer bataille dans cette guérilla aussi réelle que virtuelle…

« On n’est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait. » 
« Il y a une différence entre connaître le chemin et arpenter le chemin. »
Morpheus dans Matrix. 

Tout avait commencé par un revival d’ornithologistes, digne du roman de Stephen King mais qui n’aurait pas traité cette fois du fanatisme et de ce qui pourrait exister de l’autre côté de la vie. Mais plutôt de leur miraculeuse supercherie qui faisait passer notre ethnocentrisme au rang des sophismes les plus vaporeux, ces savants ayant planqué pour l’instant au niveau de l’entresol de leur laboratoire des oiseaux jouissant d’une intelligence surhumaine et de toute la force des ptérodactyles disparus plusieurs millénaires auparavant ! 

Depuis plus d’une semaine, un nuage orageux enveloppait le sommet de la plus haute tour servant d’antenne de télévision mais aussi de télétransmission par satellite aux applications sur iPhone ou Androïde, mais les adolescents et les adolescentes malgré tout jouaient encore à des jeux en ligne où des zombies vacillaient avant d’attaquer. Et dont leurs héros vêtus d’étoffes damassées avaient une jauge d’énergie illimitée permettant de défier ces cadavres, en les réduisant à de simples roquets. 

Et ça n’empêchait pas non plus, sur mon canapé, qu’un autre jeune aux cheveux platine, mon colocataire, squattait et chapeautait des opérations supervisées depuis l’Allemagne néo-nazie, ses dialogues étant aussi incohérents que racistes. 

Il vivait ici depuis un an déjà. Heureusement j’avais acheté une turbine électro-magnétique qui piégeait l’électricité et dont l’alimentation permettait à mon NAS de stocker et de faire émigrer à bon escient toutes sortes de données sur Morpheus, considéré comme un terroriste par le gouvernement et le FBI incapables de révéler où et quand nous allions enclencher le début de notre révolution. Finalement, après avoir répertorié toutes ces bases de données, de manière aussi furtive que gargantuesque mes serveurs informatiques et mon ordinateur recueillaient tout ce qu’on pouvait fouiller comme connaissances encyclopédiques sur le Dark Web…
Et qui, lors de l’un de mes rêves s’éternisant et m’aidant à traverser des mondes aussi mystérieux que mystiques, m’avaient indiqué que le célèbre lapin blanc existait. Et qu’il fallait le suivre, surtout lorsqu’on sait qu’il était à l’origine de ce mythologique doublé reprogrammant toute la cybersécurité des pays les plus riches et du piratage des réseaux sociaux bouclant définitivement les visioconférences de nos oppresseurs. 

Après mon départ de l’appartement accusant un retard considérable, je cavalais dans les longs corridors du métro jusqu’à cet arrêt avoisinant le building où il y avait mon bureau au sommet et où je travaillais comme informaticien. Et qui s’ajoutait secrètement à mon travail de nuit en tant que pirate informatique. Dominant la rue, les ombres de ces animaux volants avec leurs grandes ailes majestueuses, avaient la gniaque pour survoler le gratte-ciel où je devais me rendre, notamment jusqu’au bureau de mon chef situé au cinquantième étage afin qu’il m’emmerde encore pour cette panne de réveil. 

Et comme je ne me concentrais pas assez sur ce que le boss me reprochait, ainsi qu’un tas de choses, je voyais sur un échafaudage des agents de propreté lavant les vitres ; (ce qui était peine perdue car avec leur ventouse et leurs déjections ces créatures laissaient de sales traînées brunâtres ou sanguines, tout était à refaire.)

*
Il y avait des affichettes des Pixies et des Clash à la jonction de deux couloirs, entre deux portes ogivales dont je forçais l’entrée ; là-dedans, sans relâche, des commerçants s’accoutumaient à résoudre des problèmes d’algorithmes insondables. Parmi eux des grossistes, des négociants s’étaient impliqué à réunir toutes les conditions pour faire naître la chienlit à venir.

Ils magouillaient entre eux, plongées dans une quasi-obscurité. Avec tout ce qu’ils avaient déjà modelé dans le cerveau partiellement organique et électronique de leurs humanoïdes, et en leur implantant une mémoire relatant une aventure fantastique sur Mars, ils avaient peaufiné aussi leurs publicités se complaisant à séduire les consommateurs. Leurs clients qu’un remake de Total Recall ou de Blade Runner ne leur aurait pas vraiment conférés davantage de souvenirs de leur passé d’agents secrets martiens…

Mais ils continuaient d’être hypnotisé par leur stratégie commerciale, leur marketing parasitant maintenant même les sites et les applications où il y avait pourtant jadis aucune réclame.

*
Dans une atmosphère à la fois brumeuse et sèche, échevelée, où la cigarette était toujours posée près des gommettes où je griffonnais ce que l’on devait boycotter (et ce qui me rendait dubitatif aussi par rapport au matérialisme de notre société de consommation) j’espérais que la procréation de ces oiseaux de malheur ainsi que l’évolution de la politique des machines qui voulaient nous recycler ne se mettraient pas en œuvre tout de suite.