Une fois sorti de leur petit nid d’amour, sous les rayons accablants du soleil, il était inquiet à l’idée qu’il l’avait peut-être froissée.
Mais au loin un vague énervement ronchon transcendait les grognements porcins qu’on entendait depuis l’innovant système d’une raffinerie. Sans doute étaient-ils déjà en train de passer le film suivant, par exemple celui de ce court-métrage où on le voyait s’enfoncer jusqu’à mi-jambe dans le marécage d’une mangrove subtropicale ou équatoriale, avec d’étranges et impubères seniors. Devant un écran géant sur lequel était projetée l’image d’une jeune fille qui déboutonnait son chemisier d’une main, tout en savonnant maladroitement la poitrine poilue d’un type avec l’autre, il y avait un homme d’une trentaine d’années se tenant au chevet d’un sexagénaire, allongé sur ce que l’on devinait être son lit de mort. Le père – puisqu’il s’agissait d’un père et d’un fils – manifestait quelque difficulté à respirer mais sa voix paraissait étrangement suave, à peine affaiblie par la maladie…
