Poésie surréaliste NotesMat15

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Les neigeuses années

« Rien n’égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L’ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l’immortalité. »

De temps en temps, la neige tombait dans son verre de vin rouge et dans son quartier, les dimanches matins, il suffisait de se satisfaire de sa propre fatuité en prenant le temps de voir et surtout de contempler la lumière spectrale de la cité.

Néanmoins il ne rédigea pas la description de cette incessante lumière du monde, même sur la croupe d’une femme agenouillée et encore moins sur les fesses blanches d’une jeune fille qui l’avait rejoint auparavant dans son bain ; et fastueusement un geyser pareil à celui d’une baleine remplaça ce qui coulait habituellement de la robinetterie. Elle venait d’abandonner son iPhone sur le canapé du boudoir voisin et dont les héros vêtus d’étoffes damassées alimentaient, au moment où elle l’avait éteint, un vaste feu de bois. Le trentenaire reluquait ses hanches minces entourées de rubans entrelacés avec de longues échancrures…