Poésie surréaliste NotesMat15

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De vieux films oubliés

« Sur la côte d’Armor – un ancien vieux couvent,
Les vents se croyaient là dans un moulin-à-vent,
Et les ânes de la contrée,
Au lierre râpé, venaient râper leurs dents
Contre un mur si troué que, pour entrer dedans,
On n’aurait pu trouver l’entrée. »
Tristan Corbière, Les amours jaunes.


L’intérieur d’une maison qui semble avoir été décoré par un artiste minimaliste : une table, quelques chaises, une étagère. Même les rideaux sont unis.

Puis à quelques mètres autour d’un feu brûlent cinq grands cierges noirs. L’instant d’avant c’était partout le dégel. Et même les vieux canaux ensablés et gelés semblent avoir perdu leur glace. C’est une sorte de défilé sous les serpentins que seuls les yeux des vrais voyants peuvent fixer, tout comme ce rai d’un soleil poussiéreux, oblique, provenant d’un cosmos lointain et tombant d’une lucarne sur le plancher d’un grenier où se trouvent des millions de bandes magnétiques arrachées à des vidéos et de vieilles pellicules noires de 8 mm.